Portrait de territoire | Une armature territoriale sous l’influence d’une géographie de vallées et de moyennes montagnes

Des aires urbaines de plus en plus grandes, dessinées par les mobilités quotidiennes

Une armature urbaine structurée, des pôles de vie secondaires en relative autonomie

Le périmètre de compétence de l’EPORA subit plusieurs influences majeures : Lyon d'abord, mais aussi Grenoble ou localement Chambéry et la vallée du Rhône vers la Méditerranée. Genève, plus éloigné, au-delà du Jura, ne les affecte pas. La structuration de ce vaste territoire est multipolaire, avec des pôles reliés entre eux par des axes de transports structurants par route et par fer. La hiérarchisation qui en résulte est fortement dépendante de celle des infrastructures : le couloir rhodanien, véritable corridor nord-sud européen, en est l’axe dominant. Viennent ensuite les axes Lyon-Saint-Etienne et Lyon-Grenoble. En recul, certains pôles de vie conservent une relative autonomie, comme Roanne et Aubenas. À noter qu’en dehors du sillon rhodanien, la Drôme et l’Ardèche ont des densités de population plus faibles, les territoires fonctionnant autour de petites villes.

Un système de flux qui dessine trois bassins de vie autour de l’aire métropolitaine lyonnaise

Au nord, une seule aire métropolitaine regroupe les zones d’influence de Lyon et de Saint-Étienne

Avec 3 millions d’habitants, l’aire métropolitaine lyonnaise accélère sa croissance démographique (12 600 hab par an entre 2006 et 2011). Elle renforce les interdépendances de son centre avec les agglomérations-relais limitrophes telles que Vienne, Bourgoin-Jallieu ou Villefranche-sur-Saône ce qui suppose, pour l’établissement, dont le périmètre ne fait qu'effleurer le Grand Lyon, d'adapter son action à des tendances lourdes dont il doit en permanence chercher à percevoir et analyser les causes. L’agglomération de Saint-Étienne, partie intégrante de l’aire métropolitaine lyonnaise, étend son aire d’influence dans le Forez jusqu’à dépasser les limites régionales au nord de la Haute Loire.

Deux bassins de vie manifestent en relative autonomie de fonctionnement par rapport à l’aire métropolitaine lyonnaise :

  • L’agglomération roannaise : l’ouverture récente de l’A89 devrait cependant contribuer à renforcer ses liens avec Lyon et Villefranche-sur-Saône.
  • Le bassin d’Annonay : en autonomie avec ses espaces ruraux limitrophes du Pilat et avec le couloir rhodanien de proximité (Pays Roussillonnais, Porte de Drôme-Ardèche). Du fait de la géographie accidentée, les relations avec Saint-Étienne restent faibles.

Le Sud Drôme-Ardèche, autour de Montélimar, Pierrelatte et Aubenas

Avec un dynamisme démographique soutenu, ce secteur profite d’une double influence : celle du corridor de développement Lyon-Valence et celle de l’aire urbaine d’Avignon, qui dépasse aujourd’hui les 500 000 habitants, aux portes de la région Rhône-Alpes. À distance de la vallée du Rhône, Aubenas développe une aire d’influence spécifique regroupant plus de 50 000 habitants.

Entre les deux, la zone de Rovaltain (Romans-Valence - Tain l’Hermitage)

Détachée de l’aire urbaine de Grenoble, elle évolue rapidement et constitue à présent un maillon fort du réseau urbain de la vallée du Rhône. Son dynamisme important est en partie lié à l’arrivée de la grande vitesse ferroviaire.