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Mutation du centre-ville de Saint-Étienne (42)

Châteaucreux : naissance d'un nouveau quartier

Le quartier de Châteaucreux à Saint-Étienne est l’un des grands projets urbains portés par l’Epase depuis 2007. Après la construction d’un quartier d’affaires au sud de la gare, l’ambition est de bâtir au nord un nouveau quartier résidentiel mixte. L’Epora se charge de la partie foncière de cette vaste opération.

La mutation du centre-ville de Saint-Étienne se poursuit à bon train sur le vaste quartier de Châteaucreux, étendu sur 40 hectares autour de la gare. La requalification de la partie sud, lancée en 2007, métamorphose ce quartier qui héberge le siège du groupe Casino, le siège du Centre national du chèque emploi-service universel ou encore la Caisse d’allocations familiales de la Loire, et accueille des opérations emblématiques comme l’îlot Poste-Weiss, un pôle de     31 000 m² de bureaux, commerces, hôtels et logements livré en 2018.

Un secteur stratégique

L’activité de l’Epora est aujourd’hui focalisée sur la zone nord de Châteaucreux, où près de 10 hectares de la ZAC sont voués à devenir un quartier résidentiel. Ce secteur a été identifié comme stratégique suites aux premières études en 2006-2007.

Stéphane Quadrio, Directeur de l’aménagement à l’Epase

« Pour pallier l’érosion urbaine et offrir une alternative aux maisons individuelles situées en zone périurbaine, un programme de logements de types individuels, groupés ou intermédiaires, dotés d’espaces verts, est programmé. Ce nouveau quartier sortira de terre d’ici à deux ans après dépollution et viabilisation des lots. 400 logements, soit une capacité d’hébergement de1 000 habitants environ, sont prévus à horizon 2020-2021. De plus, 25 000 m² accueilleront des activités et des bureaux. »

Une intervention sur mesure

L’Epase, qui porte ce projet, en a confié la dimension foncière à l’Epora. « À sa création, l’Epase a choisi de se concentrer sur la définition de projets,
l’aménagement et la commercialisation, qui constituent son coeur de métier, et de s’associer avec des experts de l’ingénierie foncière tels que l’Epora pour tout ce qui relève des acquisitions et du proto-aménagement (démolition, dépollution des terrains) dans le cadre d’une convention cadre. Celle-ci se décline en conventions de veille foncière en amont des opérations et de conventions opérationnelles
pour la mise en oeuvre des travaux », précise Stéphane Quadrio.
Depuis une convention d’objectif signée en 2015, l’Epora mène une intervention territorialisée sur la zone nord de Châteaucreux, en fonction des projets. Treize sont en cours, pour lesquels une convention est signée au cas
par cas. Ce site hébergeait divers types de bâtis : des entreprises industrielles que l’Epora a accompagnées dans leur relocalisation, des locaux industriels inoccupés ou encore des garages. L’intervention est séquencée, la localisation et le type d’occupation des biens générant un niveau et une nature de travaux de démolition, désamiantage et de dépollution différents selon les cas. Chaque intervention d’acquisition du foncier est donc calibrée sur un secteur particulier, avec un budget, des délais et un programme de travaux spécifiques et bien définis avant de procéder à la revente. L’Epase peut ainsi se concentrer sur son coeur
de métier, à savoir la définition du projet et la vente à des promoteurs. En 2017, l’Epora est ainsi intervenu pour la mise en place des installations de traitement des terres polluées sur site, notamment au niveau de l’ancien site industriel qui hébergeait l’équipementier de l’industrie du cycle Stronglight. Des projets de construction de logement sont d’ores et déjà programmés et l’Epase est en discussion avec des opérateurs immobiliers pour les concrétiser. Un projet d’accueil d’une gendarmerie, préalablement évoqué puis abandonné, refait jour sous un nouveau format, et des discussions sont engagées avec la SNCF pour libérer des emprises afin de permettre un accès nord à la gare et de rapprocher les quartiers nord et sud. L’enjeu est de taille : à terme, le quartier de Châteaucreux comptera 2 500 habitants et 9 000 emplois.