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Auvergne-Rhône-Alpes

Une solution innovante pour requalifier un site et faciliter la création d’entreprise

Le site de l’ancienne entreprise CMF reprend vie avec la création de Recytep, une société spécialisée dans le recyclage de plastiques.
L’opération a été rendue possible grâce à l’action conjointe de l’Epora, de la Commune de Saint Just en Chevalet, de la  communauté de communes du Pays d’Urfé et d’ADEL 42.

Les 5 bâtiments de l’ancienne entreprise de scierie CMF, situés sur un terrain de 2 hectares isolé à la sortie sud du bourg de Saint-Just-en-Chevalet, été laissés en friche depuis des années, lorsque l’Epora, en accord avec les collectivités et le futur exploitant, a acquis la friche, en 2016.
L’objectif : rendre le site exploitable à court terme pour y accueillir la création d’une entreprise préalablement identifiée et lui permettre d’en devenir à terme propriétaire.

Un montage innovant associant un entrepreneur privé, la commune  et la Communauté de communes du Pays d’Urfé

Après de nombreuses discussions, le montage suivant a été mis en place. L’Epora a simultanément négocié les conditions de l’acquisition du site auprès du propriétaire antérieur et préparé un bail emphytéotique avec Recytep, société créée en avril 2016.

L’opération ne pouvait aboutir qu’en maîtrisant parfaitement et simultanément le prix d’acquisition et le coût des travaux à réaliser pour rester compatible avec une dépense totale limitée en fonction des moyens de l’utilisateur futur et de l’aide que l’Epora pouvait apporter au projet par l’intermédiaire de la commune.

C’est dans ces conditions que l’Epora s’est engagé à effectuer les travaux nécessaires pour obtenir la régularisation de la cessation d’activité de l’ancienne ICPE en débarrassant le sol de la pollution résiduelle, causée notamment par des produits fongicides de traitement du bois.

Frédéric Fontaine, créateur de l’entreprise de valorisation de déchets plastiques Recytep.

« Ma première rencontre avec l’Epora et le maire de Saint-Just-en-Chevalet qui m’avait contacté, date de décembre 2015. Je cherchais un site pour implanter ma société et cette rencontre a été le point de départ du projet. Pour cela il fallait lever deux points durs : évaluer la pollution résiduelle du site et relancer la procédure de cessation d’activité, qui n’avait pas été effectuée après l’arrêt de l’activité précédente. Une entreprise privée, à plus forte raison en phase de création, ne pouvait pas se porter acquéreur d’un site à risque environnemental et assumer les conséquences d’un état dont elle n’était pas responsable. Grâce à son expertise en requalification des friches et à ses relations avec les autorités de tutelle dont la Dreal, l’Epora à pu rassurer tout le monde, et moi le premier ! »

L’ensemble du site sera loué à Recytep à un loyer symbolique la première année, pour faciliter l’amorçage de l’exploitation nouvelle, puis à un loyer modéré mais en augmentation chaque année. Au bout de 4 ans, la revente du foncier sera effectuée au locataire à un prix convenu d’avance ou, si sa situation financière ne le permet pas, le bail sera racheté par la Communauté de communes du Pays d’Urfé.

Ainsi, L’Epora aura permis le démarrage d’une activité nouvelle tout en assurant la requalification du site. Le risque pris est modéré puisque, bien que l’entreprise RECYTEP soit en lancement, l’EPORA  est assuré, si elle rencontre des difficultés, de revendre le site grâce à la caution de la communauté de communes. L’opération globale s’élève à 260 000 €, et la revente du site à l’entrepreneur se fera, conformément aux modalités usuelles déterminées par le conseil d’administration de l’Epora, à un prix réduit, minoré d’un peu plus de 40.000 € par rapport au prix de revient pour l’établissement.

Il est en outre convenu que si c’est l’entrepreneur qui rachète le bien au terme des quatre années, les loyers versés à l’établissement seront défalqués du prix de vente final.

Un partenariat constructif

Cette opération a été suivie de très près par Pascal Poncet, le maire de Saint-Just-en-Chevalet, qui se mobilise fortement pour dynamiser sa commune. Sur un territoire de 3 000 hectares, elle compte 1 250 habitants mais se caractérise par une forte centralité et un nombre d’équipements important. Il a été la pierre angulaire de tous les acteurs du projet. « Cette implantation d’entreprise est un très bon signal sur le plan économique mais aussi indirectement touristique. Par ailleurs l’implantation est en complète cohérence urbanistique et la commune n’a pas à ce stade à intervenir financièrement. » souligne-t-il. L’Epora a fait preuve d’une excellente écoute et a été créatif pour accompagner au mieux le projet. »

Pour Frédéric Fontaine, qui n’avait pas imaginé s’installer sur un si grand site au départ, l’implantation à Saint-Just-en-Chevalet se révèle stratégique. Située à 8 minutes de l’autoroute A89, Recytep est désormais implantée dans une situation favorable au sein du site remarquable des Monts  la Madeleine, en zone de revitalisation rurale. Elle bénéficie d’un petit bassin d’emploi de qualité. L’entrepreneur, qui, pour sa part, investit 200 000 € de travaux de rénovation sur le site, vise près d’1 M€ de chiffre d’affaires dès la première année