
Florence Menez, Directrice territoriale Loire, interrogée sur les fonciers économiques de grande emprise
Né dans la Loire pour résorber les friches industrielles et militaires, diriez-vous que l’établissement rencontre plus de défis liés au volet économique sur le territoire ligérien ?
Non, le territoire de la Loire, tout comme d’autres territoires EPORA, est confronté à la présence de friches industrielles, parfois situées en milieu rural. Ces sites, hors marché, sont perçus par les collectivités comme des verrues. Dans le cadre de la politique Zéro Artificialisation Nette (ZAN), nous cherchons à investir ces fonciers pour leur redonner une vocation économique sinon urbaine. Cela nécessite l’intervention de la puissance publique pour coordonner l’expertise technique, le portage foncier et la recherche de financements, notamment via le fonds friche, afin de transformer ces terrains déjà urbanisés.
Avez-vous un exemple en Loire de ce type de foncier ?
La friche Jalla situé à Régny, sur le territoire de la COPLER actuellement nous intéresse puisqu’il s’agit d’un site qui s’étend sur 7 hectares, c’est un exemple typique de foncier complexe à gérer pour une collectivité. Nous devons établir une stratégie d’intervention pour maîtriser les coûts liés à l’acquisition et à la transformation du site, en accord avec les capacités financières de l’établissement et de la collectivité. Cela implique de mesurer les risques notamment financiers, d’évaluer le niveau de dépollution nécessaire et de définir le projet en collaboration étroite avec la collectivité.
Quels autres types de fonciers suscitent votre intérêt et comment envisagez-vous leur transformation ?
Nous nous intéressons également à des sites comme celui de Laurent en centre-ville de Saint-Etienne. Pour ces fonciers de centre-ville d’envergure à vocation économique, l’intervention publique est également nécessaire afin de procéder à des acquisitions d’ensemble et éviter leur morcellement par le secteur privé. En maîtrisant ces grands tènements, nous répondons aux besoins d’aménagement du territoire et aux demandes des collectivités partenaires. Il s’agit de pérenniser la capacité d’un territoire à accueillir une activité productive au coeur de la ville et non de la reléguer sur des fonciers en extension.


