
Patrice Gorce, Directeur territorial Drôme Ardèche, témoigne sur le volet revitalisation des centralités
Comment l’EPORA se saisit des opérations de centres-villes, et centres-bourgs ?
Sur le territoire Drôme-Ardèche, un certain nombre de communes connaissent un déclin de l’attractivité de centre-bourg notamment par la présence d’îlots dégradés voire en péril et d’habitats vieillissants, inadaptés et parfois insalubres. Lorsque les actions classiques de soutien financier aux propriétaires ne sont plus suffisantes, les collectivités s’adressent alors à EPORA pour endiguer le phénomène, en mobilisant ses prérogatives de puissance publique il est alors possible de se porter acquéreur d’îlots dégradés dans leur ensemble afin de procéder à une démolition de plus grande ampleur et reconstruire de nouveaux logements.
Quels sont les leviers qui facilitent un tel procédé ?
Dernièrement sur les communes d’Aubenas, de Montélimar ou encore de la Voulte, l’EPORA s’est engagé dans le dispositif de subventions de l’ANAH dans le cadre des OPAH-RU mise en place par les intercommunalités. Nous œuvrions dans le cadre de requalifications qui passent nécessairement par la démolition d’ensemble de bâtis, à ce titre l’ANAH qui accompagne les collectivités dans la mise en œuvre de leur politique de l’habitat privé, a pu être mobilisée. L’EPORA a alors, pour le compte des communes auxquelles il se substitue, procédé au montage des dossiers de subventions et ce afin que le coût pour les aménageurs qui reprennent le foncier après notre intervention soit raisonnable en vue de la commercialisation du programme de logements envisagé.
Dans cette optique, l’EPORA poursuivra le développement de ses opérations dans les centres-anciens de démolition-reconstruction et d’acquisition-amélioration d’immeubles anciens d’habitation, en mobilisant les modalités financières qu’il a spécifiquement mis en place pour aider les opérations de réhabilitation. Il continuera également à réaliser des opérations de renaturation et d’adaptation des tissus urbains aux changements climatiques, en vue de redonner de l’attractivité à ces territoires.
Pour autant, compte tenu des coûts importants que l’expérience de ces opérations met en lumière, il cherchera avec les collectivités partenaires à mobiliser des financements supplémentaires, notamment auprès de l’ANAH et du Fonds Vert si possible. Pour apporter son service au plus grand nombre de villes concernées possible ; il veillera également à maitriser le niveau de participation financière, pour que celui-ci reste bonifié vis-à-vis des autres axes de son programme, mais sans le déstabiliser économiquement.


